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Garde d'enfants : la pénurie de nounous
80.000 "nounous" vont partir d'ici 2015, d'après la Cour des comptes, qui craint "un risque de pénurie pour cette profession".
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Garde d'enfants : la pénurie de nounous
80.000 "nounous" vont partir d'ici 2015, d'après la Cour des comptes, qui craint "un risque de pénurie pour cette profession". Le gouvernement veut créer en trois ans 100.000 places de garde pour les tout petits chez les assistantes maternelles, mais cette ambition risque de se heurter à une pénurie prochaine de "nounous", un métier peu valorisé et au profil vieillissant.
"D'ici à 2012, nous créerons plus de 100.000 offres d'accueil du jeune enfant chez les assistantes maternelles", a déclaré récemment la secrétaire d'Etat à la Famille Nadine Morano dans le Gard.
Ces 100.000 places s'ajoutent à 100.000 nouvelles places en crèche également promises en avril par Mme Morano, pour répondre au déficit de places de garde d'enfants en France, chiffré à 350.000 par la Cnaf (caisse nationale d'allocations familiales).

Mais selon la dernière enquête de Pôle emploi et du Crédoc sur "les besoins en main d'oeuvre" parue en avril, les "nounous" figurent parmi les profils les plus difficiles à recruter et ce, malgré la crise. Et la situation devrait empirer dans les années qui viennent puisque "beaucoup vont partir à la retraite


"Au-delà du recrutement de nouvelles assistantes maternelles, on a déjà un problème de renouvellement", note Marie-Béatrice Levaux, présidente de la Fédération des Particuliers-Employeurs de France (Fepem).
Du coup, la Confédération syndicale des familles "s'interroge sur la faisabilité" de ces créations de places.
Pour inciter davantage de femmes (le métier est à 99% féminin) à devenir assistantes NOUNOU maternelles, le gouvernement a lancé en décembre un plan des métiers de la petite enfance, destiné notamment à valoriser cet emploi, qui souffre d'un déficit d'image et de rémunérations peu attractives.

Professionnels et syndicats de la petite enfance (psychologues, puéricultrices, éducateurs...) réunis autour d'une pétition lancée mi-avril, dénoncent une "logique quantitative", qui pousserait les pouvoirs publics à ne raisonner qu'en nombre de places, au détriment d'un "accueil de qualité", assuré par des professionnels plus longuement formés que les "nounous".

Source : PARIS (AFP) - Avril 2009
Dernière mise à jour : ( 15-04-2012 )